Le vent du large

Encore demain aura-t-il été lu par le commun des mortels encore vivants. Mais ceux-ci seront-ils satisfaits des idées transmises par cet essai qui plane dans le vent du large? Il voit au loin cet oiseau qui plane, toujours dans le vent du large et qui, tout à coup, plonge pour remonter ensuite… Ça lui fait toujours penser à sa vie, des hauts puis des plongeons qui remontent, parfois plus haut, parfois plus bas, mais il sait bien que plus la vie est haute, plus le choc avec l’eau est difficile à supporter. Il sait aussi bien que nous de 1+1=2, mais il sait aussi que dans la vie ce n’est pas toujours vrai. En fait, dans la vie, 1+1 font 1 dans les beaux cas, mais il existe plein d’autres possibilités moins réjouissantes… Dommage, ils auraient pu s’entendre.

Il revient à son observation du large, avec le soleil qui se couche… Celui-ci, il sait bien qu’il reviendra demain, mais si on prend la journée séparément des autres, il en voit toujours le parallèle avec la vie. Le matin, le soir, la naissance et la mort, les deux moments où le soleil fait éclater sa beauté, sa valeur… Le reste du temps, il est banal… Il est clair qu’il est pessimiste sur ce qu’aura donné sa vie. Mais il est optimiste quant à ce qu’il accomplira ou conquerra sur son déclin… C’est paradoxal.

A-t-il raison de voir sa vie comme le soleil? D’ailleurs, le soleil n’est-il vraiment intéressant que sur son lever et son coucher? Il devrait faire bronzer sa vie… Qu’aura-t-il accompli lorsque son essai aura été lu? Il ne le sait pas, mais pourtant il sait que ce qu’il aura accompli dans le coeur et l’esprit de ses égaux et de son ego ne dépendra que de ses actions passées et de ses pensées d’action…

Quand l’oiseau du large plonge, il remonte toujours, souvent avec quelque chose dans le bec. Il y voit que ses expériences ratées qui l’auront fait plonger lui auront, bien des fois, apporté quelque chose pour nourrir son esprit et son âme.

L’oiseau plonge. Des remous. L’oiseau ne remonte pas. Une tache plus foncée s’étend sur l’océan qu’une noire nageoire parcourt. L’oiseau s’est soumis à la première loi de la nature.

Sur la plage, Il est étendu. Le soleil se couche à l’horizon. Le cœur et l’esprit du commun des mortels encore vivants ont beaucoup appris de cet essai dans le vent du large.

Dans le ciel, les étoiles brillent. Dans le ciel, une lune ronde se lève.

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