Grand-mère [sic]

Ne faisez pas confiance aux mots qui jousent
Ceux qui s’assisent sur leur face voilez
Sensé dire des propos censés
Dilemne sans palier ce problème

Les choses dont auxquelles ont aurait pu se fier
Ne seront point exprimer correctement
Comparées ensemble et préparées d’avance
Voire même dites enfin, pour conclure.

S’il serait possible d’améliorer
Le discours bien qu’il ne prend pas
Acceuillir le cauchemard dysfonctionnel
De la plateforme socialle

Signe distinguable d’une éducation chancelante

Prendre les armes

Prendre les armes: paroles et mots
Exprimer une force sans verser de sanglot
Rendre meilleur un avenir innocent
Faire violence aux mensonge discordant

Retenir à tout prix le gaspillage public
Arrêter les voleurs aux proportions bibliques
Évoluer avec insistance la plèbe harcelante
Déconnecter du média l’image abrutissante

Démocratiser à nouveau ce qui devait l’être
Changer vers le mieux sans tout envoyer paître
Récolter ce qu’on sème même si c’est dans le sable
Attribuer les erreurs aux vrais responsables

Retenir les ressources pour bien en profiter
Ruiner le superbe qui croit tout pouvoir acheter
Viser de son mieux et atteindre la cible:
Donner demain aux petits un avenir possible

Jasmin

J’aurai aimé redire l’absence
D’un état secondaire au temps
J’aurai haï ignorer ta présence
Ébloui de ton passage miroitant.

J’aurai pensé voir au-delà
De la source infinie de ton rêve
J’aurai vu acheter celui qui appela
Du mot immortel, un chant s’élève.

J’aurai voulu renverser la vapeur
Du doux matin froid et ridicule
J’aurai rêvé prendre le dessus de ma peur
Du temps qui jamais ne recule.

J’aurai dû refaire mon courage
Du quotidien aux ailes délabrées
J’aurai pu accepter enfin le mirage
De ce court instant, heureux mais sabré.

Brise

Trois pas sur le ciment craquelé
Avec de petites sandales à talons hauts
Le vent qui souffle dans ses oreilles
Elle entend le bruit du monde.

Un type passe
Ce doit être un type bien
Il promène son chien… beau chien
Se dit-elle.

Des mots passent dans ses yeux
Sans fin
Fondant sous la chaleur
De l’ombre fraîche.

Bien des reflets métalliques
Parsèment la rue à toute vitesse
Elle attend peut-être quelqu’un
Un type bien aussi sans doute.

Le vent pousse une canette vide
Lui fait penser à
Sa vie avant
Un jour.

Pas évident

Elle n’a pas peur d’ici son avenir
Qui plus tard sera mais que sera-t-il
Sans questions qu’elle se pose tout mais cent
À propos de ces choses qui la hantent.

Deux vois qu’une rassemble sans trop dire
Avec ce malotru qui n’est pas intrus. Coup de fil
De l’autre méchant sans raison harassant
D’une passion incontrôlable qui tente.

Quatre autres coquines innocentes mais pires
Qu’une seule jeune qui de ses phrases qu’il
Reçoit dix secondes jamais accomplissant
Une complète structure en TK voix cassante.

Rapidement de passions sans finir
Contrôlée d’esprit mais d’un cœur si peu vil
Habité d’émotions contradictoires passant
D’un masochisme évident, il chante.

Et ou ni mais car or donc si quand que comme ainsi
Quatre chables une taise
Scuzez-moi je pense
M’a aller me coucher.

Franchise

Une vérité mauvaise à dire
Mensonge inverse
Que la première fait mal
Mais ne brise jamais.

Sans ménagement, jamais,
Les tristes ou horribles nouvelles
L’attente est torture
Tout comme la progression.

Un homme assommé ne souffre pas
Assommer, donc
Pour ne point torturer
Qu’il se croie dans un cauchemar.

Plus tard il se réveille et
La vie, infiniment
Est plus douce.

Mortici

Un insecte est mort ici
D’une overdose de vie
D’un délai expiré, fini
Du temps accompli.

Pattes en l’air
Ailes par terre
Plus un mouvement vers
De son vivant, la lumière.

Petit être qui inspire le dégoût
Cadavre qui n’a rien fait du tout
Que voleter de bout en bout
Et puis mourir près de nous.

Un insecte est mort ici
On porte plus attention, oui
À un petit caillou poli
Qui, jamais, n’a eu la vie.

Tranches de destin

Opulente créature d’un univers de profondeurs
D’un réalisme saisissant.

Choix du projet pour la réalisation future
D’un examen palpitant.

Une rondeur obscène affichée dans un coin
Te regarde, envieuse
Jalousie débordante
Inquiétante euphorie soudaine.

Le tiroir sous l’écran révèle ses secrets
À l’animal qui dort
Joue sur la touche
N’est éteint que par chance.

Cartable noir aux motifs hexagonaux
Contenant l’essentiel des paroles
Type érigé sur un piédestal
Se prend au sérieux.

Fermez la porte, par pitié
Coupez le fil, vous m’énervez un peu
Je ne peux plus vous supporter.

À toujours régler multiples erreurs
Rectilignes dans la vie ridicule.

La grille du métro souffle encore.

Opulente créature d’un univers de profondeurs
D’un réalisme saisi.

Arrêter le temps

Affairé à écrire, je ne me rendais pas compte que le temps passait. Et il passait vachement vite. Drôle de contraste, alors que quand on lit, le temps paraît s’arrêter.
Rien ne se perd, rien ne se crée, dit-on. Le temps qui paraît s’arrêter quand on lit, c’est l’auteur qui le fournit quand il écrit. Il ne faudrait pas se retrouver avec un manque de temps à la fin, et un surplus de temps serait chose inconcevable. Voilà aussi pourquoi les vieux livres semblent être plus longs à lire. Le temps qui leur est alloué est expiré, il faut qu’ils utilisent leur propre temps.

Je m’emploie à écrire, à vous permettre d’arrêter le temps. Cela semble si romantique, au fond. Un temps qui nous semble si banal quand on n’a rien à faire, si précieux quand on est occupé, temps doux, temps fou, d’une importance incomparable ou inavouée, à tous les âges de la vie. Un temps qui s’arrête quand on aime, quand on dort, quand on reçoit un coup, quand on meurt…et quand on lit.

Je vais parfois à la bibliothèque et je tombe sur des livres sur lesquels un auteur a passé dix ans de sa vie… Dix ans, c’est beaucoup de temps. Ça fait bien des secondes à distribuer aux fiers lecteurs, amis incontestés des mots.
Quel beau métier, tout de même. S’employer à créer les moyens d’arrêter le temps… temporairement, si j’ose m’exprimer ainsi !

J’entends le tic-tac de mon horloge numérique.