Grand-mère [sic]

Ne faisez pas confiance aux mots qui jousent
Ceux qui s’assisent sur leur face voilez
Sensé dire des propos censés
Dilemne sans palier ce problème

Les choses dont auxquelles ont aurait pu se fier
Ne seront point exprimer correctement
Comparées ensemble et préparées d’avance
Voire même dites enfin, pour conclure.

S’il serait possible d’améliorer
Le discours bien qu’il ne prend pas
Acceuillir le cauchemard dysfonctionnel
De la plateforme socialle

Signe distinguable d’une éducation chancelante

Rompre les lieux

Si les pierres manquent sous l’abrupte montée
Si le vent y eut chu sans quelconque raté
Si peu lui en chaut de redire contraire
Qu’il arde à manquer ou à ne pas lui plaire

Si demain il eût pu encore du sol sourdre
Si d’un moment échu d’avoir suivi les ordres
Si retiré du temps qui sied avec regret
Qu’il ait occis le mieux pour pallier au progrès

S’il disait qu’il frirait à la vue du chaud astre
Si hier il gisait contemplant le désastre
Si en tout forfaire n’était qu’une autre option
Qu’il eût toujours failli à en faire adoption

S’il eût fallu le voir ramer sans aucun doute
Si ce don de clore sans que trop il en coûte
Si la fatigue ne l’empêchait plus de braire
Qu’il ait rompu les lieux et fini de se taire

Jasmin

J’aurai aimé redire l’absence
D’un état secondaire au temps
J’aurai haï ignorer ta présence
Ébloui de ton passage miroitant.

J’aurai pensé voir au-delà
De la source infinie de ton rêve
J’aurai vu acheter celui qui appela
Du mot immortel, un chant s’élève.

J’aurai voulu renverser la vapeur
Du doux matin froid et ridicule
J’aurai rêvé prendre le dessus de ma peur
Du temps qui jamais ne recule.

J’aurai dû refaire mon courage
Du quotidien aux ailes délabrées
J’aurai pu accepter enfin le mirage
De ce court instant, heureux mais sabré.

VQ

Il en vint quatre sauts pour tomber sur ses mains
Assise au bord de l’eau un chat sur ses genoux
Ronronnant à qui mieux sans soucier de demain
Et elle a plus encore à en dire que nous.

Vin qu’à trembler encore après tout l’avoir bu
D’un rouge des plus sombres qui coule ici-bas
À la pleine mesure qui n’a disparu
N’espérant ne voir celui qui la joie rabat.

Grave Inca triste ou non caché sur l’ornement
D’une banalité si gratuite, sans but
Tout autour vit celui qui tente apparemment
De chérir sans fléchir sa belle du début

Vingt-quatre caché trois fois dans des mots falots
Même si sens invisible reste à trouver
Celui qui chaque jour n’oublie point d’«Allo!»
Place tout en demain et t’aime sans compter

Discernement

Un grand frisson me parcourt
Mais je n’ai pas froid
Mon souffle se fait profond
Je ne respire plus.

J’ai une crampe dans la jambe
Ah, ça fait du bien
Une douce musique
Qui me crie dans la tête.

D’une vérité qui blesse
Ou un pieux mensonge
D’une parole célébrant
Un silence de mort.

Je dors profondément
Les yeux grand ouverts
Quelconque lumière ne peut rien
Contre cette noirceur.

D’un trou si profond
En surface
J’en suis sorti, enfin
À mon grand désarroi.

Comme un ion

Comme dans une eau solvante
D’un seul ensemble dissous
Multitude séparée mais unique
Comme un ion.

Soluté salutaire
Un ion comme
Mélange homogène
D’éléments hétéroclites.

Union commune à ceci
D’une grandeur indescriptible
Vue imprenable
Incompréhensible à notre état.

Un tout fait d’ion
Qui ne comprennent pas
Qui commencent à peine à voir
À quel point leur commune insaisissable.

Saturation impossible
Ensemble catalytique
Permet le courant
Comme un ion.

Sera

Pas à pas menacer
le chemin est tracé
Éviter de pousser
ce n’est jamais assez
Poussière fait tousser
la route déglacée
Les idées relancer
Sans rien de déplacé.

Un calme émoussé
ne fait que menacer
L’effort de renoncer
sans se débarrasser
Ne jamais dénoncer
celui qui, agacé
A été agoussé
et ensuite chassé.

Un espoir repoussé
par l’effort harassé
Cet être élancé
Qui ne peut rêvasser
Ne peut se balancer
Sans devoir tout casser
Son cerveau détroussé
parler fort à racé.

Enfin il peut foncer
son problème effacé
Il se demande où s’est
il ne peut plus passer
Le savon va mousser
ses épaules massées
Il faudra bien poncer
le seul mot, effacer.

Moment

Crépuscule clair d’une lune ronde
Aux nuages absents, un reflet sur l’onde
Aucun bruit n’agite la terre au repos
Et ceux qu’elle abrite ne disent pas un mot.

Une nuit limpide et d’un froid glacial
Le vent n’a pas été invité au bal
Le froid, seul, pince sans rancune
Même la mer ne gronde en frappant la dune.

Mais soudain au loin on entend hurler
Un très grand loup gris là-haut est monté
À la lune ronde il lance son salut
Pour la remercier d’être revenue.

Plus un souffle n’est, venant de nulle part
Ceux qui vivent la nuit n’ont pas fini tard
De se rassasier en buvant beaucoup
Et sur le colline leur ami le loup.

Crépuscule clair d’une lune ronde
Aux nuages absents, un reflet sur l’onde
Aucun bruit n’agite la terre au repos
Ceux qui s’y abritent ne diront plus mot.